Succès dans les kiosques
slc mag 01En 1962, le magazine Salut les Copains fait son apparition dans les kiosques. Lui aussi consacré à la musique pop, il participe au lancement des artistes yéyé. Frank Ténot et Daniel Filipacchi transforment leur succès sur les ondes en succès de presse, avec l’aide des photographes Jean-Marie Périer et Tony Frank. A noter : le photographe Jean-Marie Périer a réussi l’exploit de réunir toutes les stars de l’époque pour une photo restée dans les mémoires. Près d’une cinquantaine d’artistes figurent sur cette double page, dite « Photo du siècle ». Dès le lancement du magazine, 100.000 exemplaires se vendent en une journée ! A son apogée, le magazine de la génération « yéyé » dépasse le million d’exemplaires. Ce succès débouchera par la suite sur la création du groupe de presse Hachette Filipacchi. En 1969, après une décennie de succès, l’émission de radio « SLC » quitte les ondes d’Europe1. Le magazine, « Salut », restera jusqu’en 2006
Les stars de l'époque témoignent : En octobre 1959, il y a soixante ans, Europe 1 lançait donc "Salut les copains". L'émission et le magazine ont influencé toute une génération. Le réalisateur, Pascal Forneri, a mis un point d'honneur à ce que les témoins de l'époque s'expriment. Il explique sa démarche dans l'émission Culture médias de Philippe Vandel. « Je voulais entendre, par des gens qui l'ont vécu, ce que c'était de grandir et d'être un adolescent à cette période, en France », indique le réalisateur. Au total, huit intervenants de poids - comme Christophe, Sheila, Dany ou Julien Clerc se confient devant sa caméra. Ils racontent leurs rapports avec leurs parents, la musique... Parfois des tests, avec pour chaque question quatre réponses...
Des images inédites : Même les fans de "Salut les Copains" glaneront des anecdotes et découvriront des documents inédits, assure l'auteur du documentaire. "Il y a des images et des photos inédites", annonce-t-il, comme des photos de Françoise Hardy chez elle ou en train de composer, ainsi que des images de Dick Rivers au show de Lennon et McCartney en 1965 en Angleterre, avec une reprise d'une chanson des Beatles. Une émission jamais diffusée en France. Avec ce documentaire « Génération Salut les Copains », Pascal Forneri rend aussi hommage à son père, Dick Rivers. Lui qui a toujours baigné dans la fièvre des années 1960 estime que cette décennie a tout changé. "Avant les années 60, l'adolescence était un passage vers l'âge adulte, ce n'était pas une culture, un âge où on pouvait s'exprimer, avoir ses goûts et ses opinions", déclare-t-il. « SLC, que ce soit l'émission de radio ou le magazine, ont été les espèces d'organes officiels de cette jeune génération ».

Photo du siècle
slc mag 01La Photo du siècle est une photographie prise par Jean-Marie Périer en 1966 au Studio Mac Mahon pour le magazine Salut les copains, regroupant de nombreuses vedettes yéyé de l'époque. Cette appellation donnée par les médias français au début des années 2000, fut particulièrement reprise en avril 2016 par ces derniers lors de la célébration des cinquante ans de la prise de vue. La photo est prise le 12 avril 1966 à 16 heures, au Studio Mac Mahon situé rue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris1. Elle est publiée en juin 1966 comme poster central du numéro spécial du mensuel, afin de fêter le quatrième anniversaire de sa parution. Il s'agit d'un portrait de groupe ; les artistes, au nombre de quarante-six, posent devant un mur de briques sur lequel est inscrit le nom du magazine. L'organisation de cette photo a été difficile, nécessitant selon Périer trois semaines de préparation pour pouvoir regrouper tous les artistes. Certains n'ont d'ailleurs pas pu venir, tels que Frank Alamo, au service militaire. De même, Petula Clark est arrivée quelques minutes en retard de retour des États-Unis et n'y figure pas. La photo a été réalisée sans truquage. Johnny Hallyday surplombe le reste du groupe, sur une échelle appuyée contre le mur de fond. Périer explique ceci par le fait que c'était grâce à Johnny que tout avait commencé (« Salut les copains, les années soixante, c'est d'abord Johnny », déclare-t-il)4. Il voulait donc qu'il soit mis en valeur par rapport aux autres membres du groupe, mais à l'insu de ces derniers pour ne pas les vexer (certains d'entre eux étant tout aussi populaires, Claude François et Richard Anthony notamment) ; il raconte qu'il a donc laissé une échelle dans le décor, et subrepticement demandé à Johnny d'y monter d'un échelon en prétendant ne pas bien le voir.                      Retour...